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Offre de thèse 2026 : Poussières sahariennes & climat global

Une opportunité de doctorat est ouverte au LSCE (UMR 8212, Université Paris-Saclay / IPSL) sur un sujet au cœur des interactions climat–biosphère à l’échelle planétaire.

Géosciences aujourd'hui

Sujet : Reconstituer les apports de poussières sahariennes vers le bassin amazonien au cours des derniers cycles climatiques.

Un enjeu majeur pour comprendre comment ces flux influencent l’un des principaux puits de carbone de la planète.

Approche :

  • archive marine exceptionnelle (> 1 million d’années)
  • approche multi-traceurs (minéralogie, géochimie isotopique Sr-Nd, granulométrie…)
  • lien avec les périodes de “Sahara vert” et les variations du cycle hydrologique.

Un projet qui s’inscrit directement dans les enjeux actuels :

  • mieux contraindre les relations climat–poussières–écosystèmes
  • améliorer les projections climatiques futures

Encadrement :

Aline Govin (LSCE) & Charlotte Skonieczny (GEOPS)

Plus d’informations et candidature : télécharger le document

Une thèse à la croisée de la paléoclimatologie, de la géochimie et des dynamiques globales — pour celles et ceux qui veulent travailler sur des archives clés du système Terre.

Résumé de la thèse : 

La forêt amazonienne, l'un des plus grands puits de carbone sur Terre, reçoit une quantité importante de nutriments par le biais de poussières minérales apportées depuis le continent africain, particulièrement depuis le Sahara.

Au cours du Quaternaire, en réponse aux variations d’insolation, le Sahara a, de façon récurrente au gré des cycles de précession, alterné entre paysages désertiques tels qu’à l’actuel et paysages végétalisés comme lors des périodes de « Sahara vert » communément appelées périodes humides africaines.
Les émissions de poussières étant, en plus des systèmes de vents les transportant, directement dépendantes des conditions hydrologiques régnant au niveau des zones sources (les précipitations et la végétation associées limitant leur émission), la variabilité de leurs flux et de leurs provenances au cours du temps est donc étroitement liée aux variabilités du cycle hydrologique régnant dans ces régions.

Dans ce contexte, ce projet de doctorat consiste en l’étude d’une nouvelle archive marine prélevée au large du nord-est brésilien en 2023 lors de la campagne AMARYLLIS-AMAGAS II qui enregistre, de façon inédite, plus d’un million d’années d’apports éoliens transatlantiques.
L’approche multi-traceurs visée, qui inclut des mesures de la luminescence, de teneurs en CaCO3 et la minéralogie du sédiment total combinées à l’étude de la minéralogie des argiles, la granulométrie, la géochimie élémentaire et isotopiques (Sr, Nd) de la fraction détritique terrigène permettra :

  1. de reconstruire les variations d’intensité et de provenance des apports éoliens alimentant le bassin amazonien au cours des derniers cycles climatiques et
  2. offrira pour la première fois la possibilité d’en explorer les relations avec les périodes passées de Sahara vert.

Selon le dernier rapport du GIEC, le Sahara sera amené à être plus humide dans le futur, quel que soit le scénario emprunté.
Mieux comprendre l’impact de ces changements hydrologiques sur la forêt amazonienne via les apports sahariens dans le passé apparait donc crucial pour améliorer les projections climatiques.

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